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Systèmes d'alarme et protection personnelle: un marché en pleine expansion

Avec la hausse des cambriolages, les particuliers et professionnels se protègent. Une aubaine pour les vendeurs et installateurs d’alarmes, de plus en plus nombreux sur le marché.

L’an dernier, 1 977 cambriolages ont été recensés dans l’Aube par les équipes de police et de gendarmerie. Un nombre impressionnant pour un département de cette taille, qui a tendance à effrayer les victimes, mais aussi leur entourage.

Les Aubois, comme les Français en général, optent donc, de plus en plus, pour des systèmes de surveillance à leur domicile. « C’est un marché en hausse, c’est sûr, constate Fryc Oleg, qui a fondé, il y a un an, Aube Alarme automatisme protechnologie à Mesnil-Saint-Père. « Ici, une maison sur dix est équipée, c’est beaucoup moins qu’en banlieue parisienne ou dans le Sud, mais les gens veulent de plus en plus se protéger chez eux. »

Il remarque que c’est souvent un premier cambriolage qui entraîne les gens à acheter des systèmes de protection. « Pour un pavillon, les clients sont prêts à mettre entre 1 500 et 2 000 €. »

Un complément d’activité pour beaucoup de professionnels

« On ne peut pas vraiment dire quand ça a commencé, c’est croissant depuis plusieurs années,analyse quant à lui Jérôme Assier, également électricien de métier. Installé à Troyes, il installe des alarmes en complément d’activité. Il refuse d’évoquer une « explosion » du secteur, même si, selon lui, « si les gens n’achetaient pas également sur Internet, ce serait une vraie manne pour nous. »

Mais le boom des alarmes cache aussi l’explosion du secteur, sur lequel les professionnels, de tout horizon, se sont engouffrés. « Même le boucher vend des alarmes maintenant », déplore un ancien installateur à domicile, contraint d’arrêter en début d’année. « Le petit artisan n’a plus sa place, le marché est submergé par les grosses entreprises qui font des systèmes globaux à moindre coût. » Il s’agit souvent de banques ou des assurances, qui offrent des alarmes en cadeaux pour la souscription d’un nouveau contrat.

Un secteur déjà bouché

L’hyper concurrence fait du secteur des alarmes et de la protection un milieu difficile à répertorier pour les chambres consulaires. Ni la CCI, ni la chambre des métiers et de l’artisanat n’ont ainsi créé de « cases » pour ces professionnels. On les trouve disséminés entre les électriciens, les installateurs de détecteurs de fumée et les assurances…

Dix-sept nouvelles entreprises ont néanmoins déclaré une activité de vente ou d’installation d’alarmes à la chambre de métiers et de l’artisanat. Dont douze ces deux dernières années.

 

Article de l'Est Eclair